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Permis de conduire : de nouvelles adaptations en octobre pour les candidats dyslexiques ou analphabètes

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Permis de conduire : de nouvelles adaptations en octobre pour les candidats dyslexiques ou analphabètes

Des sessions spéciales depuis plusieurs années

Les personnes dyslexiques ou analphabètes bénéficiaient pourtant déjà de conditions adaptées. La loi prévoit des sessions spéciales, où un examinateur lit les questions et s’assure de la bonne compréhension des énoncés. Les candidats ne parlant aucune des langues de l’examen (français, néerlandais ou allemand) reçoivent l’aide d’un interprète, qui traduit les questions. Pour les personnes sourdes-muettes, les questions sont retranscrites en langue des signes.

L’accès à ces sessions est réservé aux candidats munis d’un certificat attestant de leur situation particulière. Ceux-ci peuvent être obtenus partout en Wallonie, auprès d’organismes reconnus tels des centres psycho-médicosociaux.

Entrée en vigueur en octobre

Pour Florence Wathelet, conseillère à la cellule sécurité routière du ministère de la Fonction publique, il fallait pourtant aller plus loin. “Ce système était assez fermé. Les étrangers apprenant une des langues ne sont pas considérés comme analphabètes. Donc ils allaient à la session ordinaire, alors que ça peut être très compliqué. Les organismes de défense des droits des étrangers s’en plaignaient, à partir de là on a décidé de reprendre chacun des profils pour adapter les conditions”.

Le gouvernement devrait donc valider jeudi le dédoublement de la procédure actuelle. Les candidats souffrant de troubles de l’apprentissage et les analphabètes bénéficieront ainsi chacun de modalités différentes, adaptées à leurs besoins. Le détail des mesures n’est cependant pas encore connu : elles seront décidées par un comité créé pour l’occasion. Parmi les différentes possibilités, certaines paraissent plus probables, comme l’allongement du temps laissé aux candidats.

En revanche, Mme Wathelet est catégorique : “les questions resteront les mêmes pour tout le monde”. L’examen n’est pas plus facile, seul l’accompagnement des candidats changera. Dernière mise à jour, le ministère de la Sécurité routière prévoit également d’alléger les démarches administratives, grâce à une plateforme unique rassemblant tous les centres d’examen wallons.

Les mesures décidées par le comité entreront en vigueur le 31 octobre, pour trois ans. Il appartiendra ensuite au prochain ministre de les rendre pérennes ou non, en fonction des conclusions des organismes chargés d’en évaluer l’efficacité.

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