Home News Le Standard sauvé par le monde politique ? “Un silence étonnant”, mais “le politique ne peut pas tout”, affirme Jean-Michel De Waele

Le Standard sauvé par le monde politique ? “Un silence étonnant”, mais “le politique ne peut pas tout”, affirme Jean-Michel De Waele

0
Le Standard sauvé par le monde politique ? “Un silence étonnant”, mais “le politique ne peut pas tout”, affirme Jean-Michel De Waele

Willy Borsus (MR), ministre wallon de l’Économie, n’excluait d’ailleurs pas que la Wallonie puisse “éventuellement intervenir”. Interrogé par nos confrères de La Libre, le cabinet du ministre libéral soulignait néanmoins sa volonté de d’abord “laisser faire les acteurs privés”.

 Jean-Michel De Waele est professeur à l’ULB et sociologue du sport.
Jean-Michel De Waele est professeur à l’ULB et sociologue du sport. ©ULB

Sauvetage improbable

Mais une intervention du secteur public pour aider un club en difficulté, ce serait une première. Jean-Michel De Waele, sociologue du sport à l’ULB, voit même “mal comment le public peut intervenir, malheureusement. J’imagine mal la Région wallonne ou la Ville de Liège sortir 80 ou 100 millions d’euros pour sauver le Standard et leur permettre d’acheter de meilleurs joueurs l’année prochaine.”

Cette hypothèse est selon lui d’autant plus improbable en période électorale. “Proposer de mettre de l’argent dans le Standard, c’est invendable auprès des électeurs, surtout en campagne, et ce serait inacceptable. Il y a des entreprises où des centaines, voire des milliers, de personnes perdent leur emploi et où le public ne peut qu’essayer de retrouver des repreneurs.”

C’est donc de manière indirecte que le pouvoir public pourrait venir en aide au club liégeois. Par exemple, en “ouvrant son carnet d’adresses, en facilitant les négociations ou en négociants avec certaines banques”, évoque le sociologue. Un rôle de facilitateur souligné également par le cabinet de Borsus.

Silence politique

Jean-Michel De Waele s’étonne néanmoins du manque de réaction du monde politique. “Le politique ne peut pas tout, mais il pourrait au moins y avoir un discours politique ou idéologique. Comme une dénonciation de ces groupes comme 777 Partners ou sur la manière dont le sport professionnel doit être régulé. C’est étonnant parce que nos politiques en campagne interviennent sur tout, tout le temps et ont un avis sur tous les sujets.

Il comprend cependant le silence d’un politique, celui de Jean-Michel Javaux. L’ancien coprésident d’Écolo, mais surtout administrateur indépendant au Standard, n’a fait qu’une sortie sur sa page Facebook pour y clamer son amour pour le blason. Pour le candidat à la Chambre, l’affaire autour du Standard est une épreuve dont il se serait bien passé en période électorale. “Ça ne lui facilite pas la tâche. Je pense que ce qui lui pèse le plus c’est qu’il doive se taire et donc ne pas répondre aux accusations”, observe De Waele. D’autant que “ça ne doit pas être une situation facile parce que c’est quelqu’un qui est attaché au Standard”, reconnaît-il aussi.

Mais pour le sociologue, le cas Javaux montre “le danger pour des hommes politiques d’être membres de conseils d’administration d’un club. Parce qu’être membre du conseil d’administration vous implique beaucoup. Et étant donné que je ne suis pas sûr que ça apporte de voix, est-ce qu’il faut prendre ce risque par amour du club ? Je pense qu’ils s’exposent trop et qu’il y a d’autres manières de s’impliquer.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here