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Hébergement de personnes sans-papiers au Centre Ariane: Olivier Maingain recadre et en appelle aux autres niveaux de pouvoir

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Hébergement de personnes sans-papiers au Centre Ariane: Olivier Maingain recadre et en appelle aux autres niveaux de pouvoir

Le bourgmestre rappelle que l’expulsion de ce groupe de femmes sans papiers mardi matin s’est faite sur base d’une décision du juge de paix, auquel le propriétaire de l’immeuble avait fait appel au préalable. “Le bourgmestre n’a pu avoir de contact avec le propriétaire pour tenter de le convaincre de reporter la date d’expulsion”, affirme le cabinet.

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En guise de solution de relogement, une aile vide du centre Ariane (dont Fedasil est notamment gestionnaire) avait été réquisitionnée sur base d’un arrêté de police pris par M. Maingain la semaine dernière. Ce dernier certifie avoir averti l’agence fédérale de l’arrivée des occupantes et exigé que l’agence les accueille sur base de cet arrêté.

“Tout l’équipement (tables, lits, fauteuils, etc.) a été amené par le personnel communal. En moins d’une journée, les lieux étaient rendus habitables”, selon le cabinet du bourgmestre. Depuis l’arrivée du groupe, les services communaux sont en charge de la gestion de l’aile du bâtiment réquisitionnée.

Si les occupantes dénoncent les conditions de vie précaires (douches inaccessibles, cuisine inexistante, électricité coupée, etc.), Olivier Maingain soutient que c’est le dirigeant du centre qui a fixé les conditions d’accès et de vie dans le bâtiment pour le groupe de femmes – leur interdisant effectivement l’accès à la cantine, aux douches, aux ascenseurs (sauf circonstances autorisées), ou encore coupant l’électricité à partir d’une certaine heure en soirée, à l’instar de l’ensemble du bâtiment.

“Certaines de ces restrictions imposées de manière unilatérale sont évidemment discriminatoires et visent à décourager la présence de ces femmes dans les lieux”, a admis le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert. Pour y remédier, il explique avoir demandé un avis en urgence au SIAMU de Bruxelles afin de vérifier si les conditions restrictives quant à l’usage des parties communes, notamment des ascenseurs, étaient acceptables sur le plan de la sécurité des personnes hébergées.

Au niveau des repas, il explique que, dans la mesure où le groupe n’est pas autorisé à cuisiner sur place, “le CPAS fournit trois repas par jour.”

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Afin de trouver une solution durable pour ces femmes, le bourgmestre appelle les autorités compétentes, tant fédérales que régionales, à “assumer enfin leurs responsabilités”. “Si le cabinet du ministre bruxellois de l’Action sociale Alain Maron laisse entendre qu’une solution serait trouvée pour vendredi, nous n’en avons pas encore eu la confirmation”, a conclu le cabinet du bourgmestre.

De son côté, Fedasil a réitéré jeudi sa ferme opposition à l’occupation d’une aile du centre Ariane par la trentaine de femmes, rappelant que ces personnes ne sont pas demandeuses d’asile. En ce qui concerne les conditions de vie précaires du groupe, l’agence fédérale renvoie à la responsabilité des services communaux quant à la gestion de l’aile réquisitionnée.

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